« Le PERISCOP nous appartient à tous »

« Le PERISCOP nous appartient à tous »

Il est le capitaine à la barre d’une embarcation pour laquelle il maintient le cap avec panache. Renaud Le Gal est le gérant du PERISCOP, coopérative d’entrepreneurs co-fondée en 2014.

A l’occasion du lancement d’une série de portraits d’entrepreneurs du PERISCOP, il revient sur l’histoire et la philosophie d’une structure accueillante et dynamique. Totalement investi dans « cette aventure humaine passionnante », Renaud Le Gal peut s’appuyer sur la confiance d’un équipage solidaire et porteur de projets innovants.

Dans quelques mois, le PERISCOP soufflera sa 5e bougie. L’occasion de revenir sur la genèse de cette coopérative en 2014…

Le PERISCOP est né de la volonté de 18 entrepreneurs associés de créer “une coopérative à notre image“.

C’était après avoir dirigé pendant 8 ans l’antenne nazairienne de l’Ouvre-Boîte, Coopérative d’Activité et d’Emploi (CAE). J’y ai vécu une belle expérience où j’ai découvert un nouveau métier.

J’avais moi-même été entrepreneur à l’époque où je tenais un café-concert à Saint-Nazaire. Dans ce parcours atypique, j’avais ensuite poursuivi par une formation en gestion de projets touristiques puis travaillé quelques années auprès des collectivités territoriales.

Lorsque nous avons décidé de créer le PERISCOP, nous partagions tous la même vision de la coopérative. L’idée était de rester ensemble et de valoriser ce statut d’entrepreneur salarié. Nous avons une histoire et des valeurs communes très fortes. Le projet a été monté en 3 mois, nous avons ouvert en juin 2014. Nous sommes persuadés que, sur ce territoire dynamique économiquement, nous pouvons innover. Nous cultivons des liens importants avec les élus et les acteurs du territoire depuis toujours.

Quel est le mode de fonctionnement du PERISCOP ?

Nous sommes dans une gestion transversale et non pyramidale de la coopérative. Nous travaillons dans une confiance réciproque. Je ne suis pas le patron du PERISCOP ! Mais je suis le garant du bon fonctionnement de la coopérative. J’ai la chance de travailler avec Céline Berneron, qui s’occupe de la gestion administrative et de la comptabilité, mon binôme indispensable.

Le gérant est élu tous les 4 ans par les entrepreneurs associés qui sont les propriétaires de la Scop. L’Assemblée Générale des associés décide des grandes orientations (stratégie, communication, nomination du gérant…)

Nous sommes allés plus loin en créant le conseil d’associés (5 à 6 personnes qui tournent tous les 6 mois) et des commissions de travail : budget, communication et stratégie d’entreprise. Nous sommes actuellement 35 entrepreneurs salariés. Nous travaillons dans un esprit solidaire et collaboratif car le PERISCOP nous appartient à tous !

Au-delà du fonctionnement, quelle est la philosophie du PERISCOP ?

Ces notions de solidarité et de travail collaboratif sont déjà symbolisées par le lieu lui-même, très fédérateur. Nous faisons des briefings réguliers, nous organisons des moments plus conviviaux comme dans beaucoup de réseaux d’ailleurs. A moi de faire en sorte que chacun se sente bien de suite, à son arrivée. Soyons accueillants et présents afin de conserver cette cohésion et cet esprit d’équipe.

Mais vous pouvez faire partie du PERISCOP tout en gardant votre autonomie ! Je ne fais pas d’ingérence dans les activités de chacun. Il existe aussi un soutien économique important pour un porteur de projets: nous mutualisons les moyens, ce qui fait que nous sommes capables de gérer les avances de trésorerie de chacun avant un nouveau projet en perspective. C’est un socle rassurant.

Tout ceci pour quels objectifs ?

Accueillir et faire réussir les entrepreneurs !

Le PERISCOP ne peut réussir que si ses entrepreneurs réussissent. La coopérative leur permet de développer leur activité au sein de la structure. Le concept d’entrepreneur salarié est finalement assez peu connu. Nous devons le faire connaître davantage et expliquer que l’on peut rester autonome tout en étant dans une coopérative.

Nous ne sommes pas subventionné, c’est donc un vrai pari.

Vous lancez une série de portraits d’entrepreneurs à découvrir sur votre site tous les mois jusqu’en juin 2019. Pourquoi cette initiative ?

Nous voulons raconter le PERISCOP de l’intérieur : valoriser la coopérative par les entrepreneurs et inversement. Ce sont des tranches de vie, des parcours d’hommes et de femmes qui méritent d’être contés. Nous souhaitons mettre en avant l’équipage du PERISCOP qui se nourrit des compétences de chacun.
Pourquoi nous ont-ils rejoints ? Qu’est-ce qui les a séduits et qu’est-ce que ça leur apporte ? C’est important d’avoir la vision des acteurs.

Nous voulons aussi dire aux clients et aux entreprises qu’ils peuvent trouver ici les compétences qu’ils recherchent puisque l’essentiel de nos activités concerne les services aux entreprises.

Et pour cela, rien de mieux que de faire la connaissance des entrepreneurs de la coopérative à travers ces portraits.

Sabrina ROUILLÉ.

Crédits photo : Sabrina ROUILLÉ & VA*!